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Le mi-temps thérapeutique : comment concilier santé et reprise du travail ?

Publié le 23/09/2026


Reprendre son travail après une longue maladie, un burn-out ou un accident n'est pas une étape anodine. Le mi-temps thérapeutique (ou temps partiel thérapeutique) est pensé pour faciliter cette transition : réintégrer progressivement son milieu professionnel tout en continuant de se soigner. 

Qu'est-ce que le mi-temps thérapeutique ? 

Le temps partiel thérapeutique est un aménagement temporaire du temps de travail. Il vise deux objectifs majeurs :

  • Favoriser la guérison ou la stabilisation d'une affection.
  • Permettre une rééducation ou une réadaptation professionnelle. 
À noter : Contrairement aux idées reçues, le temps de travail n'est pas obligatoirement fixé à 50 %. La quotité travaillée peut être ajustée selon la situation médicale (40 %, 60 %, 80 %, etc.). 

Qui peut en bénéficier et sous quelles conditions ?

Le dispositif s'adresse aux salariés du secteur privé ainsi qu'aux agents de la fonction publique. 

Pour en bénéficier dans le secteur privé, deux conditions principales doivent être remplies :
  • Un avis médical favorable : Le médecin traitant doit prescrire le temps partiel. 
  • L'accord de l'Assurance maladie : La CPAM valide le maintien partiel des indemnités journalières (IJSS). 
Dans la fonction publique, les démarches s'effectuent directement auprès de l'administration employeur.
Le décret du 29 juillet 2026 est d'ailleurs venu assouplir le dispositif : l'autorisation de temps partiel thérapeutique peut désormais couvrir une durée allant jusqu'à un an sans qu'il soit obligatoire d'imposer des renouvellements intermédiaires tous les 1 à 3 mois. 

La démarche étape par étape
1.     La prescription médicale : Tout commence par la consultation du médecin traitant, qui évalue l'état de santé du salarié et lui prescrit le temps partiel thérapeutique sur l'arrêt de travail.

2.     La demande auprès de l'employeur : Le salarié transmet ensuite cette prescription à son employeur. Un dialogue s'établit pour convenir de l'organisation et de la répartition des heures de travail.

3.     La visite de reprise auprès du médecin du travail : Le médecin du travail convoque le salarié afin d'émettre un avis sur son aptitude médicale et de proposer d'éventuels aménagements ergonomiques ou organisationnels sur le poste.

4.     La validation par l'Assurance maladie : La CPAM étudie la demande afin d'accorder le versement et le maintien des indemnités journalières compensatrices.

5.     La signature de l'avenant au contrat : L'employeur et le salarié concrétisent l'accord en signant un avenant temporaire au contrat de travail, précisant la durée de la période et le temps de travail retenu.

À savoir : L'employeur ne peut refuser le mi-temps thérapeutique que pour un motif légitime lié au bon fonctionnement de l'entreprise (par exemple, en cas d'impossibilité d'organiser le poste). Tout refus doit être formellement motivé.

Quelle rémunération pendant cette période ?

La rémunération se compose de deux éléments : 
  • Le salaire versé par l'employeur, calculé au prorata des heures réellement effectuées. 
  • Les indemnités journalières (IJSS) versées par la Caisse d'Assurance maladie pour compenser la perte d'heures. 
En principe, la somme totale perçue ne peut pas dépasser le salaire net qu'aurait touché le salarié s'il travaillait à temps plein. Selon les conventions collectives, un maintien de salaire supérieur peut être prévu par l'employeur.

Quelle est la durée du dispositif ?

Le mi-temps thérapeutique est par nature temporaire. 

Dans le secteur privé, la CPAM peut accorder le versement des IJSS pendant une durée maximale de 1 an (pouvant aller jusqu'à 3 ans en cas d'Affection de Longue Durée - ALD).

Dans la fonction publique, la durée maximale est de 1 an pour une même affection.

À l'issue de cette période, le salarié peut reprendre son activité à temps plein, prolonger son aménagement si la durée légale le permet, ou envisager un reclassement si l'état de santé le requiert.

 

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